Vidéo de présentation de l’oeuvre de Clovis Trouille sur DailyMotion
3 mars 2008Clovistrouilleenvoyé par u-prod
Clovistrouilleenvoyé par u-prod
Parmi les différents titres que Clovis Trouille a donné à ce tableau, le dernier attribué à cette oeuvre est : “La profanation, la belle torchie” dont nous ignorons la signification.
Si vous pensez avoir une explication plausible, donnez-nous votre réponse en commentaire à cet article.
La réponse qui nous semblera la plus pertinente fera gagner une reproduction (par procédé d’encrage et d’une valeur de 99 euros) de cette oeuvre à l’heureux internaute.
La profanation, la belle torchie
autres titres :
- Il n’écoutait que son instinct
- L’instinct contre la raison
- L’instinct contre le colonialisme
- La profanation de la jungle
- Le train dans la jungle
- Colonisation
1941 - 1947
Format : 50 x 61cm
Je vous propose ici une pièce dans le style surréaliste où chaque comédien dit une seule réplique.
Il s’agit du “livre d’or” du Musée de Picardie à Amiens lors de l’exposition Clovis Trouille.
“Très beau Musée
La pluie nous a amenés au Musée de Picardie et nous ne l’avons pas regretté, en particulier l’exposition Clovis Trouille. P et Y illisible Mulhouse (Haut-Rhin)
Au Direction
A notre avis ce n’est pas juste de laisser entrer des personnes à disons 11 heures sans les avertir que l’exposition sera fermée à midi et demi.
Cette fermeture n’est décrite dans aucune « plaquette » concernant la Picardie. Merci illisible
Clovis Trouille, artiste libre super !
Mais – Eclairage à revoir
- Légendes très basses et illisibles dommage…
Le film et interview de Clovis Trouille est mal présenté, inaudible, pourquoi si discret illisible
A lui seul il aurait mérité une salle et des chaises.
Ah ! la guerre çà vous change les hommes et les peintres aussi. Après ils deviennent anarchistes, et c’est sans retour. Francis
Le film de Clovis Trouille inaudible devrait être présenté dans une salle spéciale avec des chaises. Marie Pierre illisible
Très beau Musée !
Une parisienne
19 mai 2007.
Superbe exposition Clovis Trouille.
Scénographie qui décoiffe ! illisible
Première Visite au Musée d’Amiens
On ne peut qu’admirer le goût et l’intelligence de toutes les présentations sculptures, peintures, monnaie, manuscrits.
Bon éclairage, cartouches accessibles et lisibles. Un modèle !
Une autre parisienne. illisible
Magnifique Musée !
illisible Paris
16/05/07
C’est très beaux
9 ans 8iéme Raphaël
C’était très agréable et beau
illisible
Pour Sylvie Couderc
Jacques illisible et Pierre illisible vous saluent.
Belle expo (Trouille)
Belles collections permanentes.
Le pied !
illisible Jacques illisible
Une âme « noble » qui conchie avec élégance cette société injuste et bête qui malheureusement fait qu’empirer.
Un petit UBU est appelé « araignée ». Quelle toile menaçante va-t-il nous tisser.
L’ombre de James Ensor et celle de Jarry ne sont pas très loin. …JP Weiss
5-15-07
Merci –Lovely museum !
Monica Pileggi
Fredesick Masyland USA
5-15-07
Très jolie, merci
Louisa Heften
Alexandra, UA EU
16 05 07
« Ni Dieu Ni Maître » = enfin une bonne nouvelle !
Pascal Diou
Clovis Trouille, il déchire !
10/05/07
C’est très bien la partie archéologique et les squellette et les statue
illisible
Très belle exposition. Etant spécialiste de Jules Lefranc, je suis intéressé par toute copie de correspondances avec Clovis Trouille dont vous pourriez me faire part, ou tout autre information. Marc GOMBAULT. 06 XXX XXX XX.
06.05.07
Pour l’élection Clovis Trouille est une bonne inspiration…
En mémoire d’un artiste « libre »
Si ce n’était cet anticléricalisme de bas-étage, ce serait « presque » parfait.
illisible
Sacré Clovis !!!
illisible
Mai 07
C’est toujours un plaisir de revoir les collections permanentes. Quant à Mr Trouille, que je découvre ( !) bravo pour ce Picard qui illustre bien la révolte contre l’ordre établi… Puisse la jeune génération picarde s’en inspirer sinon…leur atterrissage sera douloureux !
illisible
Thank you for a very interesting morning. I have enjoyed seeing your collection of statue and paintings, especially the illisible of illisible and Puvis de Chavannes. I we have a Puvis de Chavannes painter in the illisible illisible in Birmingham.
Robert illisible
Très intéressant Musée surtout l’époque romaine. Une suggestion : pour les maquettes des villes romaines indiquer vers quelles localités rayonnent les routes romaines tracées au trait rouge afin de mieux s’orienter ! Merci. 05/05/07 illisible
06/05/07
Enfin le musée de Picardie expose les toiles de C Trouille. Cela a mis du temps ! Cette exposition reste très symbolique. Il y a très peu de tableaux par rapport à celle qui a eu lieu à Ostende ou à Paris. Pourquoi illisible Le puritanisme robienique serait-il passé par là illisible En tout cas, on peut tout de même se féliciter de cette initiative.
illisible
Je félicite le musée de Picardie pour cette exposition. Je trouve vraiment bien que le musée fasse des expositions temporaires.
On aimerait en avoir plus souvent !
- Un étudiant à l’ESAD d’Amiens.
Merci pour l’accueil.
Les Anciens d’Indochine
illisible
Merci au Musée de Picardie pour avoir su montrer le bon Clovis !
Bonjour, la prochaine fois que je reviendrai j’espère que les retraités auront une réduction.
Merci d’avance.
illisible
Franchement j’ai trop aimée
illisible
Le musée et très jolie et très bien presenter j’ai bien aimée
illisible
Quelle émotion de retrouver ma grand tante Mathilde en bretonne par le grand trou de la serrure.
Emile dans le mille.
Je ne suis pas une fan des femmes nues mais l’expo était néanmoins pas mal
Qu’est devenu l’expo de papillons scarabées et araignées. C’était très joli à regarder. Il faudrait la remettre. Merci pour tout.
illisible
Bonjour, les expos nous on plut merci pour tous
illisible
Très beau musée, néanmoins nous n’avons pu voir C. Trouille. C’était trop chère !!
Au revoir.
Lucile et Camille
John illisible (Box Grove CANADA)
Enjoyed the visit here April 15/07
Très très belle visite. Mr Me DACHEUX 94160
Très belle expo-décapante, cela fait beaucoup de bien. Claudie Garnier 75012
C’était trop nulle
11 04 07
1) Très belles collections
2) légendées « tendance », c.-à-d., en tout petit, très bas et elliptique. Dommage !
3) Que de Robien médite sur la nécessité du temps dans la formation de l’esprit et de tout métier (au lieu de saper les moyens d’enseignement, de niveler par le bas parce que Bruxelles l’exige, l’enseignement) et donc que ses successeurs redonnent aux formateurs et enseignants du temps pour former les enfants.
illisible
Peggy and Allan illisible
Kamloops, B.C. Canada
On aurait bien aimé une ou plusieurs cartes postales de Clovis Trouille
Merci pour cette expo
Une fidèle du musée. Sylvie Fischer 75010 Paris SF
Quelle bonne (et belle) initiative d’avoir « ressuscité » (même si ce terme devrait le faire bondir !) Clovis Trouille et sa vision toujours d’actualité sur la guerre, la politique, la religion…et l’amour !
Michel D. Chatou
Expo Clovis Trouille, très intéressante, pour un artiste peu connu, libre et original.
Très bonne idée d’avoir pu exposé quelques tableaux de cet artiste local.
Un grand merci !
Eric
Interesante y rariesta con abras de incroyable valor. Bravo la Picardie.
illisible (Espagne)
Magnifique musée archéologique des pièces rares…Côté peinture de très belles œuvres, bel accrochage, signalétique à changer ou à améliorer, certains éclairages également.
Une belle visite en tous cas
illisible
Merveilleux Félicitations
illisible
24- 8- 2007
illisible
Je viens et reviendrai car il n’y a pas de réduction pour les enseignants. Je deteste les enseignants. Ils ne m’ont rien appris.
illisible
illisible S. Kata de Hongrie
24 08 07
La scénographie de l’ensemble est magnifique. Merveilleuse promenade, de haut en bas et bravo Clovis.
Belle santé-
Bravo pour le catalogue
Claudine Mitchell University illisible UK
C’est toujours un grand plaisir de retrouver le Musée de Picardie en transformation et éternellement passionnant
Très belle expo de Clovis TROUILLE.
Félicitation au Musée de Picardie pour la présentation délicate et rigoureuse de l’œuvre de l’artiste.
illisible
Que les « visites à croquer » -sans dessin… mais avec le buffet –dans la chapelle- continuent d’égayer les mois d’été 2008- Merci à l’avance !!!
illisible
Que de très belles choses à voir çà vaut la peine de prendre son temps pour tout regarder
Bravo.
illisible
Très intéressante expo Clovis Trouille
Son tableau « le poète rouge » est extraordinaire
Georges Daniloff
Les Avenières (Isère).
Très bonne initiative que « ces visites à croquer » Très intéressant et convivial.
Continuez.
Elyane Cripon
Une abonnée parmi d’autres.
Charpentier
Michel et Geneviève
Le 22 Août 2007
J’ai découvert Clovis Trouille et j’aime beaucoup le trait- Les sujets … c’est autre chose – Mais l’explication qu’il donne du changement de style après la guerre 14-18 explique bien des choses. Une visite très intéressante.
A B
Magnifique exposition Clovis Touille très bien mise en scène et rendue vivante avec intelligence par la présence de la bibliothèque, des livres et de quelques lettres.
Merci au Musée de Picardie.
L. Costantini NICE
Ce Monsieur Trouille est complètement dépassé. Que dirait-il maintenant illisible
Il a moqué la religion chrétienne, ce qui est facile, mais pour quel résultat illisible
Voyez autour de vous
illisible
Je ne regrette pas mes presque 200 km pour voir une exposition Clovis Trouille.
Une rareté
16/08/07
Je tiens à présenter toutes mes félicitations sur la façon dont sont présentées les œuvres d’art de ce Musée. Bravo ! Ce Musée est classé peut être classé parmi les plus interressants de France
illisible 16/08/07
Bravo d’voir pensé à redonner vie à Clovis TROUILLE !!
Et merci. Quelle jubilation !!
illisible 75016 Paris
Grace à vous nous avons pu voir des choses qui ne sont jamais présentées
Saulantonacci 75012 Paris.
Sehr gut aufbereitet und beeindruckend besonders die archäologische Abteilung im Keller- Vielen Dank!
Gabriele + Julia Hollmann Allemagne 19 08 07
Bravo pour cette remarquable exposition de Clovis Trouille
illisible
Clovis Trouille m’a impressionné j’ai bien fait de faire 150 km.
M Vidal
Excellente initiative que l’on attendait.
Superbe.
J. Warnault. Lille
Superbe exposition attendue depuis longtemps.
illisible Strasbourg.
Très beau expo
Vive ‡ la Trouille !
C.Cook
11/08/07
Superbe Clovis Trouille !
Si rare.
Bravo ! pour l’exposition de Clovis Trouille. Attendue depuis très longtemps.
Miguel Flors
TROUILLE…DU CUL
Patricia
Sa ma plus la taille de pierre
C’est t’ai bien
Jessy
Un regard – Accrochage excellent. Notices intelligentes. Merci ! J’aurai beaucoup aimé trouver la cassette vidéo !
Que de merveilles, seul manque un catalogue d’expo-permanente d’Amiens.
Turquoise (peintre 77)
Belle exposition de Clovis Trouille. Cependant, une seule affiche en vente est insuffisant.
JL T 10/8/07.
Le Musée extraordinaire qu’on ne verrait pas au Canada de toutes richesses !!
Loretta Blin Nouvelle Ecosse le 7 aout 07
Bravo pour l’expo Clovis Trouille un précurseur et un esprit subversif nécessaire
illisible Paris
Clovis Trouille : une peinture qui décoiffe, quoique de façon un peu surannée maintenant.
Didier Volatron, Paris
Amiens. Août, 2007-10-15
Merci, pour la justesse, et, la plastique.
Vos hôtesses, sont, très sympa !
Un simple touriste, France-
Maçon, de la Grande Loge de France
Bonjour Mr Le Conservateur
Luc °°°
Chantal sa maman sa nous a plus bocou on été comtentes 7 8 2007 panser la prochaine fois de faire une cafétaria
Chantal et sa maman
Félicitation pour la qualité des objets et leur présentation soignée
illisible sur la frontière belge
07 08 07 Ni dieu ni maître repose en paix Clovis, notre tour arrive
MJ.
Ma première visite – une expérience inoubliable. Et Laurent, même s’il est un gentil efficace agent d’accueil appartient, à mon avis, dans le théâtre. Merci, Laurent ! merci toute l’équipe-
Clara Dugas
Conteuse de la Nouvelle Ecosse. Canada
Venu de Belgique, pays du surréalisme, pour Clovis Trouille, j’ai découvert un musée vos collections extraordinaires.
Vaut le détour
illisible
Merci Clovis pour ce voyage merveilleux au pays d’Eros et de Thanatos. Souvenir d’une belle journée avec Claire ma gourgandine.
illisible
Trouille :
Rien que son nom déjà est un programme !
Mais sa peinture est prodigieuse
illisible 2/08/07
J’étais venu pour l’exposition Trouille, j’ai découvert en même temps un superbe musée.
illisible
MERCI SEIGNEUR POUR VOTRE SOUTIEN.
MARIE-MADELEINE
P.S : ET VIVE CLOVIS TROUILLE !!!
Ruysdael mériterait quand même, avec Guardi, d’être un peu mieux mis en lumière, non illisible
Paris
Quelle délice de la vie, d’une histoire à la préhistoire et de la vie à la mort.
illisible Amiens.
Mort aux vaches
Mort aux cons
Vive l’anarchie
Et Vive Clovis Trouille
7 août 07 illisible
Grand merci ! et félicitation pour le choix
illisible
Vive l’anarchie
Vive l’amour
7 aout 2007-10-15
Vive Dominique
A-t-on encore la trouille d’exposer Trouille illisible
illisible
Merci pour moi,
Clovis T., incognito
J’ai bien aimer. Bravo
Milène 9 ans
Clovis valait bien le déplacement
La vraie création création est la jolie femme !
29.07.07 Serge illisible
Au revoir. Nous nous sommes bien amusés en taillant les pierres
Merci- les enfants du centre les verrières
Pensant rester une heure, nous sommes restés 2h sans pouvoir tout apprécier.
Musée magnifique !
En souvenir d’une visite enrichissante. Merci
F.Meeug Belgique 21/07/07
Très beau musée, très agréable visite, bravo pour les peinture du XXème .
Et bravo aussi pour l’initiative de l’expo Clovis Trouille !
illisible Bruxelles 21/7/07
SVP translations in English !
Pour les touristes !
Et puis quoi encore illisible
Réfection planchers urgente !
(chutes possibles) 22/7/07
Clovis Trouille est plus marrant que Magritte, mais il est encore plus mauvais peintre que lui.
Heureusement qu’il y a les Hals, Chardin, Dubuffet
Quelle dommage que l’entrée du Musée soit aussi difficile à franchir. Pensez un peu aux personnes âgées et aux personnes à mobilité réduite.
G Moutelle 80096 Amiens.
18-07-07
His in a museum of astonishing quality and presentation, especially the pre-history and Roman are. Brad Harris 22 Carrington St Robinvale. Australia
Magnifique échantillon d’œuvres remarquables- Parfait!
illisible
Dommage qu’il n’y ait pas des toiles de Clovis Trouille dans tous les salons de peinture
illisible
Continuez à présenter des expositions temporaires de cette qualité !
illisible
Musée très intéressant. Exposition temporaire très originale
illisible
Bravo. Un des plus jolis musées régionaux que je connaisse.
illisible
J’ai interviewé Clovis Trouille à Paris pour la télévision Belge. Ce fut un plaisir
Christian Bussen
Belle exposition Clovis Trouille. Je déplore, en revanche, un accueil désagréable (refus de réactualisation de carte) et peu compétent, mauvaise impression corrigé ensuite par une autre membre du personnel, charmante et compétente.
C. LECOQ
Un très bon contenu dans un cadre extraordinaire. Bravo à la galerie de peinture du 18ème siècle bien illustrée. Ni trop, Ni trop peu. Pour revenir avec des enfants.
illisible
Merci d’avoir rassemblé les « collections particulières » de Clovis Trouille plutôt méconnu dans l’Aisne, bien que né à La Fère !
Alain et Lise Deshayes illisible
Très beau, très beau musée
illisible
C’est un très beau Musée
Et en pluse il est trop beau
J’ai passé une bonne journée au Musée.
Jennifer
Félicitation au petit fils de Clovis qui a un ancêtre magique !
Tout est si beau !
Brigitte de Marseille.
Que d’œuvres magnifiques ! Mais quel dommage que les cartels explicatifs ne soient pas placés sous les tableaux !
Natacha
J’ai beaucoup aimé les Puvis de Chavannes et le pastel de Latour
illisible
Belle mise en valeur de la section « sculpture » et des antiquités.
illisible
14/6 Beau musée, mais la grande sale du 1er présente deux gros défauts : éclairage (des tableaux sont dans l’ombre des « vitrines géantes »), soit minimum, soit rasant (on voit tous les défauts des vernis !) ; et pas de restauration sur des tableaux vraiment très sales, complètement assombris. Cette partie m’a beaucoup déçue.
illisible
Clovis Trouille une découverte ! les expo du sous-sol plus que riches. Un vrai plaisir. Un musée vivant.
illisible
Magnifique exposition Clovis Trouille.
Quel artiste !
Emmanuel Pernaud
6/6/07
Très belle exposition.
Explications claires et intéressantes.
Merci
6 juin 2007
Je viens de trouver au sous-sol l’origine des agriculteurs dans le paléolytisme (prédateur) et dans le néolthipisme (le cultivateur) les métaphores d’une vie nouvelle. Cette courte visite fera l’objet d’une nouvelle découverte dans un proche avenir pour argumenter mes conférences-
Hubert Rocque de Dreuil les Amiens 80470
Merci pour l’excellent accueil.
Une découverte pour moi !
Musée excellente
illisible Pays-Bas
Magnifique Clovis qui ‘a pas la Trouille de s’attaquer aux tabous. Merci pour cette bouffée d’intelligence et de sensibilité en ces tristes temps sarkosiens. Nous respirons jusqu’à quand illisible
Continuez !
illisible
Que de belles choses !! Ce Musée mérite une seconde visite plus approfondie.
On reviendra
illisible
Magnifique salle prévue pour la cafétéria….dommage qu’il n’y ait pas de ….cafétéria !
illisible
Félicitation au petit fils qui a su mettre en valeur l’œuvre de son grand-père et qui permet la continuité du regard, sur l’artiste CLOVIS TROUILLE. Nous lui souhaitons bon courage
Cath. André
Clovis jouissif dans un écrin somptueux.
AF de Rouen le 03 06 07
J’ai passé un bon moment. La cassette retransmet bien son œuvre. Dommages que toute ne soit pas là. Merci
illisible“
Ce dimanche 26 aout 2007 a pris fin l’exposition Clovis TROUILLE au Musée Régional de Picardie à Amiens. C’est une page du livre qui se tourne, mais le livre lui s’est étoffé par le magnifique succès que vous avez donné à cet évènement.
Vous êtes des milliers à avoir fait le pèlerinage pour voir les 24 toiles exposées, et le fond de bibliothèque du peintre-poète.
Voyez la « revue de presse » éditée sur ce site, c’est édifiant !
Le succès certes, mais de qui ?
C’est d’abord le succès de Clovis TROUILLE, peintre singulier du mouvement de pensée le plus important du XX° siècle.
C’est aussi votre succès, vous, qui parfois venus de l’étranger, vous êtes retrouvés en communion avec l’expression d’une peinture d’une haute exigence, au service d’une pensée libre, joyeuse et décapante.
Nous devons aussi ce succès aux malaises d’une société effondrée dans les ruines des attirails polico-religieux désuets, et dénoncés par Clovis TROUILLE et ses amis surréalistes dès les années 1920.
C’est aussi l’occasion pour l’Association de remercier les acteurs de cette exposition, et en particulier la Direction des Affaires Culturelles et de la Communication d’Amiens Métropole, ainsi que l’ensemble du personnel du Musée de Picardie à Amiens, dont la gentillesse et le professionnalisme nous restera en mémoire. Nous leur disons merci, merci et à bientôt.
Je veux saluer mes amis membres de l’Association qui ont été si dévoués pour relayer cet évènement auprès de nos mécènes et la Presse, que je remercie également à cette occasion.
Une page est tournée, mais le livre est à peine commencé.
D’autres expositions sont en gestation en France et à l’étranger pour les années à venir.
La programmation jusqu’à fin 2007 :
- Des évènements artistiques avec la participation de la comédienne Ariane Dubillard.
- Des exposition-ventes d’artistes affiliés.
- Des reproductions numériques des toiles originales
- Et toujours la vente par internet de produits dérivés depuis notre site..
Pour en savoir plus : consultez les rubriques spécialisées du site.
Avec mes cordiales salutations,
Henri Lambert, 26 aout 2007.
En juin 2007 le blog “Clovis TROUILLE” est baptisé en toute solennité par des textes de Clovis TROUILLE et de Miguel EGAÑA, artiste et universitaire. Il fallait bien cet appareillage magnifique pour voguer sans dieu ni maître sur les flots étoilés de nos esprits et de nos sens.
Ce blog, comme les Evangiles ou l’Almanach Vermot est un ouvrage collectif, destiné aux citoyens du monde.
Notre route suivra le sillage des femmes libres et des hommes libres pour lesquels Clovis TROUILLE a peint.
C’est à vous à présent d’en donner le cap, de nous raconter Clovis TROUILLE, et de nous donner à voir vos propres rivages, si le vent vous en dit.
Très cordialement
Henri Lambert
extraites de lettres ce Clovis Trouille à Mirabelle Dors et Maurice Rapin
« La gloire est-elle posthume ? A-t-elle besoin de recul ? En cette bousculade d’arrivistes exhibitionnistes, il y a qu’à “bien faire et laisser braire”, car tous ces préfaciers n’écrivent que des foutaises. Car il n’y a que les bons peintres qui peuvent juger sainement de la peinture. L’on n’a pas besoin de ces cuistres qui décernent depuis toujours des certificats de bonne conduite selon leur critère : j’aime ou j’aime pas. Et à quel titre osent-ils parler de la peinture, ces littérateurs ? »
extraites de lettres ce Clovis Trouille à Mirabelle Dors et Maurice Rapin
« Ce qui m’intéresse le plus dans mon œuvre, c’est sa valeur intrinsèque : la couleur, la matière. Ce qui n’intéressait pas Breton ; il n’était pas rétinien ; il ne voyait que l’histoire. ce qui compte, c’est la composition, la matière : ce que j’étudiais au Musée de Picardie en présence de Vélasquez. je me situe d’une façon très indépendante. Je n’ai jamais admis le cubisme. Ca ne m’émouvait pas. J’aime peindre la beauté féminine. J’ai cherché toute ma vie ce qu’il y avait de plus beau dans la nature pour l’exprimer dans mes tableaux. Je n’ai rien trouvé de plus beau que le nu d’une jeune fille. Pour les hommes, c’est un spectacle émouvant. Par le sexe de la femme c’est Dieu qui se révèle. Je ne me suis pas tellement attaché à peindre des hommes dans mes tableaux. Vous savez l’homme, c’est pas drôle. »
Quiberon 13 août 59
Chers Maurice et Mirabelle, mes amis,
Je continue le journal pendant que je suis encore inspiré : je vous ai parlé hier de mon activité à Illustra photo où je faisais des montages photographiques pour gagner ma vie. J’étais dessinateur chez Draeger en 1914.
Vint la guerre 14-18. Je fus mobilisé le 2 Août 1914 et partit pour Sens, n’étant démobilisé qu’en 1919, ce qui fait que j’ai été 7 ans soldat. Nous étions la génération sacrifiée. Privé d’amour à cet âge.
Nous ne connaissions pas la vie et l’on nous envoyait à la mort. J’objectais à obéir à ces infâmes mots d’ordre. Je ne voulais pas mourir à la guerre. Je déclarais la guerre à la guerre. J’en sortis abruti pas les dangers courus, l’œil furieux, le cœur plein de rage et de haine pour ceux qui nous avaient ainsi sacrifiés et s’étaient enrichis à l’arrière, parmi la gradaille embusquée.
Vrai, j’ai trop souffert, à la guerre, de tout, pour ne pas être révolté au souvenir de mes plus belles années passées ainsi, et des néfastes conséquences qui en résultèrent pour moi.
Je repris du travail dans la publicité et me mariais de suite sottement, avec la première venue, propriété d’un commerce hostile. Elle me donna 2 filles en 2 années de mariage. Premier grief de la belle-mère avec qui nous cohabitions (grave erreur) et qui me voyait déjà remplir sa maison de gosses. J’ai d˚ divorcer ensuite (pêché de jeunesse) et j’ai perdu une fille à l’âge de 12 ans. Et je n’ai jamais pu me remettre de cet irréparable malheur. Cependant quand je revois ma fille, Alice, qui me reste, je me réconcilie avec la vie. C’est incroyable et merveilleux, pour moi. Séparé de mes enfants et revivant en chambre meublée, je n’ai pu recommencé à peindre que lorsque j’ai rencontré ma compagne actuelle en 1925, qui m’a affranchi de tous les soucis domestiques et avec laquelle j’ai pu m’affranchir des chambres meublées, où je n’avais aucune inspiration et me mettant enfin dans mes meubles à moi, me créer une ambiance propice au travail. C’est l’époque de ” Remembrance “, ” La Partouze ” Naguerre ou le 106 n’est pas consigné à la troupe. Art super réaliste, du fait de sujets subversifs rassemblés, créant une réalité plus vraie que le vrai. Plus intense que le vrai. Intensité du sujet. Nous verrons plus loin à y ajouter l’intensité coloristique. Ensuite je me suis trouvé mûr pour le dépaysement des motifs, m’apercevant de leur pouvoir de choc lorsqu’il étaient le plus arbitrairement employés. Aussi rien de surprenant à ma rencontre avec les surréalistes après le ” salon des artistes et écrivains révolutionnaires ” où j’avais exposé ” Remembrance “. Je garderai toujours au groupe surréaliste la gratitude d’y avoir rencontré les hommes les plus valables que je connaisse. Beaucoup me firent don de leurs livres avec des dédicaces charmantes et flatteuses. Mais je n’apparaissais à ce groupe que par intermittence le long des années, car pour mon goût, son audience était trop souvent renouvelée par des querelles intestines. C’était la noble lutte des idées. C’était jeune et vivant. Cela n’est plus qu’un souvenir. Place aux jeunes. Je pratiquais donc avant de connaître les surréalistes cet art voyou, voyant, voyeur que J.M. Campagne qualifiait à l’époque d ‘hyper réaliste en mes expositions surindépendants et indépendants.
Quant à l’érotisme, ce fut toujours mon fait, c’est de naissance, le temmpérameinnte, comme disait Cézanne en provençal, pour sa peinture couillarde.
L’on peut être certain que je le suis, érotique et que je l’ai toujours été. Mais il me semble qu’un artiste qui ne sent pas la femme ne peut pas être un bon artiste.
Mon œuvre est un chant d’amour à la femme qui m’a tant manqué dans ma jeunesse (refoulement).
Léonard, Michel Ange, Sade, tous ceux que j’aime ne furent-ils pas de grands érotiques. Freud a magnifiquement expliqué que les sources de l’art sont l’amour, c’est à dire la vie, puisqu’elle en découle.
Même pour un pape et des homosexuels. Les questions sexuelles ont heureusement pris avec Freud leur importance. Vive Freud qui a ainsi cloué le bec aux tartuffes en mettant en lumière la vie sexuelle.
Je ne me suis cependant jamais roulé dans la pornographie. Je me suis toujours tenu sur le plan de la suggestion ou sur le plan sentimental. A part deux petites toiles que vous connaissez qui n’ont été faite que pour faire rire les copains, mais pas exposables au grand public. Pour ce qui est de l’érotisme, présentez mes toiles comme des œuvres de jeunesse, ce qui est exact, c’est l’œuvre de toute une vie, la conséquence d’un vieux. Car, vu mon âge, l’on me traiterait trop facilement de vieux libidineux, alors que je vais maintenant, grâce à cet âge, m’assagir de plus en plus, le sérieux étant le commencement de la mort, et que malheureusement bientôt, mais alors seulement, les parties glorieuses de l’homme deviendront comme disent les curés, les parties honteuses. Et pour cause !
Vous pourriez parler aussi, au sujet de l’érotisme, du danger de pollution, des frères de l’église.
” La Partouze ” exprime l’amour sous toutes ses formes, Sade conseillait de ridiculiser les religieux. Cela fait d’autant plus mon affaire que j’aime leurs costumes, surtout à la manière de ceux de Zurbaran. C’est pictural. Le curé qui se baigne avec son rabat qui ne rabat plus très bien parce qu’il a aperçu la lune dans l’eau et quelle lune ! Il relève la tête même les deux têtes et en aperçoit l’origine. Je pense vous avoir montré une lettre extraordinaire d’un admirateur anonyme sur cette toile. C’est le même thème que j’ai repris dans l’ancien ” Lune à un mètre ” qui faisait trop Méliès et que j’appelle maintenant ” Sous le charme ” où l’on voit un moine dans la plus grande extase, les yeux au ciel, contemplant , son froc turgescent, une superbe lune, infiniment plus intéressante que son bon dieu, qu’il n’a jamais vu. J’ai habillé les femmes de dessous féminins 1900 parce que c’est ceux qui me paraissaient les plus érotiques, Le Modern Style 1900, étant considéré, il y a quelques temps, par les bourgeois, comme de mauvais goût, j’ai désiré exploiter ce mauvais goût par ce tableau et le ” Palais des Merveilles “. J’ai vécu l’époque 1900 et j’ai pensé que je me devais de la peindre, selon mes souvenirs personnels. J’en suis un rescapé. Pour la ” Complainte féroce ” j’ai pensé à l’atypique baudelairienne ” Les charmes de l’horreur ne séduisent que les forts ” et à la lettre du voyant de Rimbaud (j’aimais les peintures idiotes, etc.). J’ai choisi des sujets qui m’impressionnaient, la guillotine, des masques tragiques d’assassin ayant un caractère mystérieux avec ectoplasmes, une femme aux mains érotiques et branlantes comme des dents, venant à poignarder l’hostie sur la planche devant le trou de guillotine. Cher ami nous avons jusqu’ici été gratifié d’un temps inexorablement beau et sec et voilà aujourd’hui qu’il pleut, j’en ai profité donc pour allonger par un nouveau feuillet ce journal sur la description de toiles au cas ou cela pourrait vous servir. Je continue donc :
J’ai considéré avec le dépaysement de ces motifs leur puissance de choc. C’est ainsi que dans la toile ” Justine ” je trouve qu’un lion est plus intéressant sur un tapis que dans le désert, impressionnantes les planches anatomiques, une femme ligotée, et je me suis aperçu que j’avais peint, après coup, ” Justine de Sade ” sans le savoir (prémonition automatique).
Dans mon tableau ” Mes funérailles ” j’ai voulu rappeler l’aspect suggestif des photos de nu 1900 se détachant magnifiquement sur fond noir et comme j’estime que le noir est une couleur, à l’encontre de la théorie impressionniste, j’ai réuni par un dépaysement le plus arbitrairement possible, l’assaut à la lumière du blanc de la chair des femmes en bas noirs avec le fond noir des décors funèbres religieux.
Breton m’a dit que j’avais trouvé là un thème très intéressant ” L’amour et la mort “. Avec le choc que procure le dépaysement de sujets subversifs arbitrairement rassemblés, je cherche à leur conférer une certaine idée de faste pictural par la couleur qui exalte la forme ” Yoga ” que je viens de changer aussi, où tout le monde est devenu squelettique pour ne plus avoir d’ennuis avec les anglais, la toile y a gagné et le faste des costumes royaux s’y retrouve, mais enseveli sous les toiles d’araignées, comme dans un musée de cire.
Les impressionnistes se sont trompes avec leur conception de la lumière. il faut se méfier du blanc, la lumière est incolore. L’olympia de Manet n ‘ a jamais fait bander personne. C’est ce qu’à bien compris Cèzanne quand il déclare : j’ai été content de moi le jour où je me suis aperçu que je ne pouvais pas peindre le soleil avec mes couleurs, que je ne pouvais que le représenter. L’expérience impressionnisme devait être faite, mais pour pouvoir être abandonnée. Il faut simplement se baser sur les possibilités que nous offrent les belles couleurs chimiques de la palette moderne et voir le parti que l’on peut en tirer par leur contraste ou par leur accord .Mais la conception de la lumière, alors que les couleurs changent, jaunissent, noircissent avec le temps. Quelle erreur !
D’autant qu’un kilo de jaune est plus jaune d’une demi livre. Je me rends compte ici sur les plages que la femme prend tout son sex appeal en s’exhibant nue sur les plages, sous la grande lumière du soleil. Hier, une superbe fille s’exhibait devant moi, sur le sable, dans les positions les plus érotiques, ne laissant presque plus rien à deviner. Et je n’avais d’yeux que pour une religieuse en blanc qui se trouvait derrière cette fille, surveillant le bain d’un troupeau de gosses, c’est plutôt avec elle que j’avais envie de faire l’amour, elle qui m’incitait au divin viol.
Je suis pour l’art noir pour le caractère maudit. Je rejette la morale de la société bourgeoise, l’imposture de sa religion, la morale de ses curés, son patriocularisme, je désire au contraire une société sans frontières. Je rejette en bloc son art abstrait à la mode. Comment ne pas rejeter son nationalisme. Quand on voit l’art grec antique indépassable, de Vinci, ce sommet italien, Vermeer hollandais, ce qui ne nous empêche pas d’admirer Watteau et Corot bien de chez nous. D’autant plus que comme dit Lautréamont ” et sachez que la poésie est partout, où ne se trouve pas le sourire, stupidement railleur, de l’homme à figure de canard “.
Chers amis h‚tons de voir la beauté des oeuvres du passé, car hélas, nous ne verrons pas la beauté de demain, nous serons morts, chers amis.
Votre affectueux et sincère ami,
Clovis Trouille
P .S. : Chers amis, maintenant que je vous ai bien copieusement parlé de moi, j’espère que vous allez me parler de vous, de ce que vous faites, de vos projets, car nous devons maintenant attendre Septembre pour mettre au point notre départ de livre. C’est avec joie que j’irai au surindépendants voir vos œuvres. Hélas, il m’a semblé que ce salon avait périclité, mais avec un apport comme le votre, il va se redorer, tant mieux !
Cela me fera passer une belle journée. Il faudra que l’on s’y rencontre. Nous boirons le coup de l’étrier ensemble.
Et la vie sera belle.
Votre affectionné,
Clovis Trouille
Quiberon 12 Août
Cher amis Maurice et Mirabelle,
Pour votre monographie que vous devez écrire dans une liberté totale, j’ai pense pouvoir vous aider en vous donnant certains renseignements concernant mes théories sur les problèmes de la peinture, vous laissant le soin de filtrer, d’élaguer une prolixité forcément excessive, sur ce qui m’anime en peinture : j’ai pour principe qu’il faut gagner de l’argent pour pouvoir vivre et peindre, mais qu’un tableau peint en vue de la vente est foutu d’avance. D’ailleurs l’on peut reprendre un tableau 10 ans après l’avoir pour achève et cet apport nouveau peut être sensationnel. Cela ne peut donc pactiser avec les exigences commerciales des marchands de tableaux qui exigent par contrat, une production régulière, au numéro, comme pour la toile écrue.
Et si j’ai fait mienne l’admirable phrase de Cézanne : quand la couleur est à sa richesse, la forme est à sa plénitude. C’est donc la couleur qui commande, ce que ne comprend pas Marcel Jean qui n’est pas rétinien. Il ne voit dans un tableau que ce que le sujet propose, alors que ce n’est qu’un prétexte, que l’on a toute licence en art pour peindre n’importe quoi, à condition que cela soit peint. Le peintre selon moi, manque à sa mission s’il ne cherche pas à concilier la sensation coloristique avec la poésie à un sujet choisi. Il faut sacrifier son existence au message que, l’on veut laisser de soi. Impossible d’être indépendant si l’on veut vivre de son art, car le qui nous fait vivre étant fastidieux par lui-même, l’art que l’on ferait ainsi par métier le serait de même.
Et puis il y a divorce entre les vrais artistes qui peignent par anticipation et les marchands qui jugent par rétrospective, pour ne pas se tromper, préférant enfoncer les portes ouvertes, ils ne s’occupent que de peintres morts ou croulants écroulés dont ils possèdent les œuvres, car pour eux, les toiles d’un peintre n’ont de valeur que quand il en est dépossédé. Elles ne reprennent de valeur qu’en leur possession. L’histoire de la peinture moderne est là pour le dire. Voilà pourquoi des chercheurs isolés sont submergés, évincés par l’odieuse peinture des poulains de marchands de tableaux, ces prophètes faiseurs qui recherchent plutôt des subventions que des tendances nouvelles. Et que dire aussi des peintres mendiants, qui vont quémander un nouvel achat pour vivre chez leurs clients. Je ne connais que l’art noir, le caractère maudit. Un peinture simplement voyou comme disait Arthur Cravan. C’est faillir à son art que de se limiter à la peinture de pommes, pichets, guitares avec ou sans nu, sous prétexte d’éviter la littérature. Un peintre a le droit de penser. Et un tableau comme l’enterrement à Ormans est quand même plus importante qu’une masure peinte dans la journée par Vlaminck ou Utrillo, qui sont pourtant d’excellents peintres. Mais un peintre qui peint une toile pendant que Bernard Buffet en peindrait mille, voilà qui n’est pas commercial. Il n’est pas nécessaire pour le message d’un peintre de laisser 6000 toiles. L’on connaît les plus grands Léonard et Vermeer que par quelques toiles qui se comptent sur les doigts de la main.
L’on peut tout en exerçant un métier pour vivre, comme le génial douanier Rousseau, trouver le temps de peindre 15 toiles dans sa vie en ne peignant que le Dimanche, car l’on a toute la semaine pour y réfléchir et alors quelle lumière, ce Dimanche.
Je pense avec Artaud, dans son Van Gogh que la réalité est de beaucoup supérieure à toute surréalité (Artaud en désaccord avec Breton : la dessus je le tiens de lui-même).
En effet les excentricités de dessin n’excluent pas la banalité. L’on s’y habitue et n’en reste aucune surprise. Il faut donc s’en revenir à la nature, et comme l’a dit excellemment Aragon en une conférence sur le réalisme et la peinture devant un auditoires de peintres pompiers, Le photographe doit être le collaborateur du peintre. C’est bien l’avis de Dali qui n’hésite pas à calquer des photos. Bravo car je ne vois pas la différence avec dessiner un sujet d’après nature et s’en dire l’auteur. Il n’y a pas d’auteur disait Rimbaud. Ce que nous faisons ne nous appartient peut-être pas. C’est la théorie de la lettre du voyant. Il n ‘ y a qu’à choisir, choisir c’est le propre de l’homme vient encore de dire en exergue de son dernier livre, Aragon, encore lui. Parfois en voyant de si belles photos je me demande si l’appareil photographique n’est pas le plus grand des artistes. En tout cas devant ce fait, le rôle du peintre est de ne pas faire ce que cet appareil peut faire. C’est de 1907 à mon départ au régiment que l’ai eu la plus grande ferveur en peinture et je cherche à retrouver cet état d’esprit. J’étais uniquement rétinien, avant d’avoir connu Cézanne, inconnu en province à l’époque.
J’ai pu heureusement garder quelques rares toiles de cette époque. Il me semble parfois que c’est ce que j’ai fait de mieux et que j’égalais les plus grands. Mais je ne saurais plus peindre ainsi. Après 2 ans de service militaire, je suis venu à Paris où pour gagner ma vie j’ai du faire du dessin de publicité (catalogue de luxe) qui consistait surtout en montages photographiques, ce qui éveilla déjà en moi, en 1912 le goût du dépaysement arbitraire des motifs et de l’irrationnel au moyen du collage, reprographié ensuite pour l’édition, l’on faisait déjà, à cette époque, mentir la photo. Avec une sortie d’usine de 30 ouvriers, nous en faisions 300 pour certaines l’on aurait dit le Creusot. Le client en était stupéfait . Les éléments étaient au ciseau et collés d’une façon souvent irrationnelle. Et s’il m’arrivait par exemple de trouver sur ma table à dessin, la Vénus de Milo ayant l’air de sortir d’une pissotière ou une femme trayant une vache sur la photo d’un salon luxueux ou le toit d’une maison. Nous avions souvent de ces surprises. C’est beau le mensonge ! En photo. Aussi quand parurent, 20 ans plus tard, les admirables collages de Max Ernst : la femme 100 têtes etc., je revivais les expériences de ma jeunesse, tout en étant d’accord avec lui, que la colle ne fait pas de collage. Il y fallait son génie. Je ne parle pas de sa peinture. En art, cela ne signifie rien d’être un précurseur. Ce qu’il faut, c’est atteindre la perfection de la formule.
Le Parthénon ne fut pas une trouvaille ; d’autres temples doriques préexistaient, semblables. Ictinos et Phidias en perfectionnant tous leurs détails en firent ainsi un chef d’œuvre immortel et indépassable.
C’était la recherche de l’absolu.
Comme dans les feuilletons, chers amis, je vous dis (à suivre) la suite demain et amitiés de votre Clovis Trouille.